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Né à Londres en 1970 d’un père anglais et d’une mère française, Flox a découvert la France en y suivant sa mère, à onze ans… et y a connu autant Paris et sa banlieue que la province, notamment Avignon. De ces déménagements successifs de prime abord anecdotiques, Flox semble avoir retiré certes une ouverture d’esprit mais aussi un certain goût pour l’aventure, de celles qui forment les caractères, renouvellent les énergies et rendent la vie excitante. En être passionné, il se fait donc sérieux quand il entreprend quelque chose et se donne donc les moyens « d’aller au bout »… de l’expérience et de ses potentialités, pour ne pas regretter.
Par exemple, happé par l’énergie post-punk du hardcore contestataire de l’époque (Discharge, Ripchord, Conflict, Crass,…), Flox devient un activiste de cette scène tant en éditant pendant trois ans, avec des amis, un fanzine intitulé « Psychopunk » qui est alors distribué en magasins de disques qu’en officiant, en tant que batteur et/ou chanteur, sur les scènes punk, avec les Dead Mouse, hardcore brut avec Apiditria (fin des années 80)ou plus jazzy (Karma), rock progressif (Norman Bates ), grindcore (Noise & Decker)… Et même reggae (The Killers, formé dès 1989), car ses influences ne se limitent pas à la seule scène punk Le groupe Police (du moins jusqu’à « Zenyatta Mondatta »), point convergent de l’énergie punk-rock teinté de pop et de jazz et de textes sensés, reste d’ailleurs une des références de Flox à laquelle il attribue son ouverturevers le métissage blanc/noir en musique. Ainsi, en 1993, influencé par la calypso-samba, il forme avec des amis un Batucala, La Purata, qui en 10 ans écrèmera quelques carnavals et se développera de sept à trente membres (dont une section de quinze Tom Bass). Véritable « break constructif » par rapport à la vie quotidienne, Flox se re-concentre sur des projets plus personnels qui se mâtinent de reggae, qu’il perçoit comme un équilibre entre une énergie vibrante et un détachement atmosphérique, une sorte de condensé en somme de toutes ses influences.
On le voit donc, le carriérisme lui est étranger. D’ailleurs, au sortir de l’école Estienne, plutôt que de suivre la voie qui lui est tracée, il part vendre des calendriers de porte-à-porte avant de se spécialiser, comble de l’ironie pour un reggaeman, dans l’informatique… relative aux codes barre. Après sept années, il crée avec ses associés une société de production de sons pour la publicité, les documentaires, les entreprises,… qui lui permet de réinvestir dans sa musique et son projet : une sorte de redistribution des richesses et de financement loin du show-business. Son album, véritable melting pot d’influences étiqueté soit « électro-reggae », soit « nu-reggae ». sortira donc en 2006, soutenu et diffusé par Nova notamment.
FLOX, ou l’allégorie de la caverne
Petit à petit, Flox se fait sa place sur les ondes, dans les compilations (Nova Tunes, Indétendances Fnac,…) et sur scène. Mais le passage de son home studio, où Flox jouait, seul, tous les instruments, à la scène a été l’objet d’une nouvelle aventure, à commencer par la formation d’un groupe et l’adaptation de sa musique en live. Il s’entoure alors à son plus grand bonheur de Niko Wat (clavier), Vincent Benoist (Batuk Basse) et Marc Jacquemin (batterie) qui lui fait connaître le guitariste Claude Whipple, tous intéressés par la musique très précise composée par Flox. Quant à lui, toujours aussi humble et respectueux (en l’occurrence à l’égard du public), il s’évertue à plus d’aisance sur scène et à améliorer son chant pour ne jamais perdre en énergie. Son principe de base est simple : Show Time ! Le but est de faire vibrer le public, de ne pas le décevoir, voire de les faire rêver, quitte à mettre une dose de prétention pour mieux occuper la scène
Flox
FLOX : ni frontières, ni horizons indépassables
Né à Londres en 1970 d’un père anglais et d’une mère française, Flox a découvert la France en y suivant sa mère, à onze ans… et y a connu autant Paris et sa banlieue que la province, notamment Avignon. De ces déménagements successifs de prime abord anecdotiques, Flox semble avoir retiré certes une ouverture d’esprit mais aussi un certain goût pour l’aventure, de celles qui forment les caractères, renouvellent les énergies et rendent la vie excitante. En être passionné, il se fait donc sérieux quand il entreprend quelque chose et se donne donc les moyens « d’aller au bout »… de l’expérience et de ses potentialités, pour ne pas regretter.
Par exemple, happé par l’énergie post-punk du hardcore contestataire de l’époque (Discharge, Ripchord, Conflict, Crass,…), Flox devient un activiste de cette scène tant en éditant pendant trois ans, avec des amis, un fanzine intitulé « Psychopunk » qui est alors distribué en magasins de disques qu’en officiant, en tant que batteur et/ou chanteur, sur les scènes punk, avec les Dead Mouse, hardcore brut avec Apiditria (fin des années 80) ou plus jazzy (Karma), rock progressif (Norman Bates ), grindcore (Noise & Decker)… Et même reggae (The Killers, formé dès 1989), car ses influences ne se limitent pas à la seule scène punk Le groupe Police (du moins jusqu’à « Zenyatta Mondatta »), point convergent de l’énergie punk-rock teinté de pop et de jazz et de textes sensés, reste d’ailleurs une des références de Flox à laquelle il attribue son ouverture vers le métissage blanc/noir en musique. Ainsi, en 1993, influencé par la calypso-samba, il forme avec des amis un Batucala, La Purata, qui en 10 ans écrèmera quelques carnavals et se développera de sept à trente membres (dont une section de quinze Tom Bass). Véritable « break constructif » par rapport à la vie quotidienne, Flox se re-concentre sur des projets plus personnels qui se mâtinent de reggae, qu’il perçoit comme un équilibre entre une énergie vibrante et un détachement atmosphérique, une sorte de condensé en somme de toutes ses influences.
FLOX « The Words »
FLOX | MySpace Music Videos
FLOX… Homme mesuré n’est pas pressé
« Je n’associe pas l’art à l’ambition et je n’ai jamais eu comme objectif principal de sortir un album ». Artiste, artisan, Flox ne connaît l’ambition que par rapport à lui-même : se donner les moyens, c’est-à-dire être sérieux dans ce que l’on fait, au prix d’une grande sévérité à son endroit et de l’exigence. Ainsi, devant l’art, Flox se fait humble, respectueux, minutieux, autant de qualités dont un diplômé de la section artistique de l’Ecole Supérieure Estienne (où il rencontre ses amis punks) peut se targuer, car l’apprentissage du travail sur les reliures d’art les nécessite autant que la patience est requise. Aussi, pour son premier album bien intitulé « Take my Time » (©Underdog Records, 2006), les premiers titres avaient été pensés dès 1998. Mais le temps de la maturation… et de se convaincre lui-même, son plus féroce critique, qu’il a obtenu un ensemble cohérent et dosé, un album qualitatif qui a du sens.
On le voit donc, le carriérisme lui est étranger. D’ailleurs, au sortir de l’école Estienne, plutôt que de suivre la voie qui lui est tracée, il part vendre des calendriers de porte-à-porte avant de se spécialiser, comble de l’ironie pour un reggaeman, dans l’informatique… relative aux codes barre. Après sept années, il crée avec ses associés une société de production de sons pour la publicité, les documentaires, les entreprises,… qui lui permet de réinvestir dans sa musique et son projet : une sorte de redistribution des richesses et de financement loin du show-business. Son album, véritable melting pot d’influences étiqueté soit « électro-reggae », soit « nu-reggae ». sortira donc en 2006, soutenu et diffusé par Nova notamment.
FLOX, ou l’allégorie de la caverne
Petit à petit, Flox se fait sa place sur les ondes, dans les compilations (Nova Tunes, Indétendances Fnac,…) et sur scène. Mais le passage de son home studio, où Flox jouait, seul, tous les instruments, à la scène a été l’objet d’une nouvelle aventure, à commencer par la formation d’un groupe et l’adaptation de sa musique en live. Il s’entoure alors à son plus grand bonheur de Niko Wat (clavier), Vincent Benoist (Batuk Basse) et Marc Jacquemin (batterie) qui lui fait connaître le guitariste Claude Whipple, tous intéressés par la musique très précise composée par Flox. Quant à lui, toujours aussi humble et respectueux (en l’occurrence à l’égard du public), il s’évertue à plus d’aisance sur scène et à améliorer son chant pour ne jamais perdre en énergie. Son principe de base est simple : Show Time ! Le but est de faire vibrer le public, de ne pas le décevoir, voire de les faire rêver, quitte à mettre une dose de prétention pour mieux occuper la scène
Flox se révèle donc sur scène, apprend ce qui l’y fait lui-même vibrer et assume ses propres contradictions. Ainsi, alors que « Take my time » était un véritable melting pot d’influences à l’atmosphère plutôt dark, jusqu’à sa cover, « The Words » (©Underdog Records, 2009) se présente sous des aspects plus lumineux où l’influence du live et les interactions avec le public et les musiciens qui en découlent s’incorporent instinctivement. Trois ans après son premier album, Flox nous revient plus assumé, plus à l’aise, comme allégé, plus accessible par certains aspects, mais toujours aussi exigent et critique. D’ailleurs, il n’a pas de préférence entre les deux albums. Ces derniers correspondent simplement à deux époques différentes dont ils témoignent avec la même sincérité, celle issue d’une démarche de recherche de concordance avec lui-même et de remises en question.