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Kid Bombardos (album)
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Kid Bombardos (album)

« Turnin’Wrong » Sortie le 19 septembre (Sober&Gentle)

« Il faut vivre vite, mourir jeune et faire un beau cadavre ». Telle était la devise de James Dean, incarnation classe de la rébellion adolescente disparue à l’âge de 24 ans. C’était en 1955, alors que le rock’n'roll poussait ses premiers cris. Nous sommes en 2011 et les Kid Bombardos sortent leur premier album. Un album de rock’n'roll fait de premiers cris et de rébellion adolescente. Ils ont la classe de James Dean, ils sont jeunes, vivent vite, mais ne comptent surtout pas en rester là. Mourir, c’est tellement démodé quand on possède une telle fureur de vivre.

Les Kid Bombardos viennent de Bordeaux et sont jeunes. Vincent, chant et guitare, 21 ans. Ses frères Thomas, basse, 24 ans, et Simon, batterie, 19 ans. Et leur pote David, 22 ans, guitare, claviers et chœurs. Ils sont jeunes, ils sont fiers, et surtout, ils jouent ensemble depuis l’école, ce qui explique autant leur virtuosité mélodique que leur cohésion musicale juste impeccable. Vivre vite, mais surtout, vivre longtemps. James Dean aimait les bolides. Les Kid Bombardos aiment faire du vélo à la campagne.

Mais même en balade en vélo, les Kid Bombardos vont vite sans pour autant brûler les feux. Seulement 2 EP’s, parus en 2009 puis au printemps 2011, mais un nombre invraisemblable de concerts sur les scènes de France et de Navarre qui leur ont permis d’acquérir cette aisance férocement fraternelle. Et voilà qu’enfin arrive leur premier album, joli recueil de 12 morceaux pour une quarantaine de minutes, comme au bon vieux temps du rock’n'roll, comme en ce jour béni où un génie a décidé d’inventer la pop music. 12 morceaux en 40 minutes car comme on vous le dit, les Kid Bombardos jouent vite.

Les Kid Bombardos jouent vite, ils jouent comme si leur vie en dépendait. D’ailleurs, leur vie, c’est tout simplement ce que racontent leurs chansons. Leur pop rock biberonné à des tonneaux d’un peu toutes les rives de l’Atlantique, de New York à Rouen, de Liverpool à Boston, rit et pleure des joies et des doutes de l’adolescence, des bonheurs et des frustrations des histoires entre potes et des filles qui passent. Jeunes briscards de l’existence, ils expriment comme personne l’insouciance de la jeunesse en jouant déjà du charme infaillible de leur expérience.

Les Kid Bombardos, c’est un drôle de paradoxe où se croisent les amitiés (Friend is Gone), les doutes (I’m Gonna Try), ou même la peur d’être un adulte encore incapable de l’assumer (The Loneliest). Ils sont capables d’une romance mélancolique pleine de sève teenage (Turning Wrong) comme d’une pochade sur un gars qui a trop bu et se sent un peu cochon de salir une jolie pop song (Pig Style). Parfois ils emballent l’affaire comme sur leur Train lancé à très grande vitesse, à l’image de celui qu’ils prennent pour rentrer au plus vite dans leur région qu’ils ne quitteraient pour rien au monde.

Héritières du Velvet, des Dogs, des Modern Lovers et de The Coral, leurs chansons sont bien trop malines pour tenir en place dans une seule case. Des guitares joueuses provoquent parfois des sautes de rythmes imprévues (Running More). I Round The Bend les embarque dans de drôles de rythmes tropicaux à la manière d’un reggae égyptien que n’aurait pas renié Jonathan Richman. L’humeur enjouée et poppy de Sundays est plombée par le piano mélodramatique de The Night The Light. Tandis que des moments de rock west coast tempétueux sont vite caressés par des plages apaisées et ensoleillées.

Sur leur premier album, les Kid Bombardos balancent un rock arrivé enfin à maturité, un grand cru bordelais capable de rivaliser avec la terre entière. Il n’a pas à rougir du rock indépendant américain fier et altier et peut regarder dans les yeux plusieurs décennies de pop à l’anglaise dont il est un digne descendant. Bordeaux, port ouvert à tous les océans, porte d’entrée à la culture anglo-saxonne, va pouvoir se vanter de l’insolente richesse mélodique de ses Kid Bombardos. Aujourd’hui Bordeaux, demain le monde. James Dean aurait sûrement adoré.

Pascal Bertin

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